JE VAIS COMPTER JUSQU'À DIX ET FAIRE UN VOEU
« Je veux que tu gardes un œil sur moi.

On dit que quand la tension est telle, une simple éraflure, longue et fine, suffit.
Mais tu pourrais aussi fracasser ma vitre si tu avais une masse et que tu frappais très fort.

Parfois je suis sur la terrasse et j'imagine des éclats tranchants qui blessent mon visage.
Il fait si beau.

Tout aurait pu continuer, même ailleurs, au milieu d'un champ, une fille qui suffoque et puis plus rien.

Je vais essuyer la vitre et après je m'endormirai. Je n'aime pas ces grosses gouttes qui collent sous les doigts.

[…]

Ne me laisse pas quand l'eau monte. Je pourrais me mettre à crier et je ne crois pas que tu m'entendrais.

Il faudra que je te raconte.
Il faudra que tu saches pourquoi tu peux être à l'abri derrière une vitre et soudain un grand flot t'emporte. »
IT SMELLS LIKE RAIN © 2010 [ vincent estrabaut ]-[ julie de waroquier ]
échos psychotiques de Daphna - [ LA DANSE GÉNITALE ]